Interview de Matthieu VOLANT Délégué régional SNPM Picardie
Matthieu VOLANT - Délégué SNPM- Région Picardie
Photo : P.M./Direction de la communication / SNPM
«La profession réclame une arme de poing »
3 questions à : Matthieu VOLANT Délégué régional du Syndicat National des Policiers Municipaux
Qu’aviez-vous pensé du jugement rendu en première instance. ?
MV : Je me souviens qu’à la fin de l’audience, on se posait plus de questions qu’en arrivant au tribunal. Par sa clémence, la décision rendue avait surpris les deux victimes et l’ensemble du syndicat, y compris Frédéric Foncel, le président national du SNPM. Est-ce qu’une peine entièrement couverte par le sursis était un message assez fort compte tenu de la gravité des faits ? Rappelons quand même qu’il s’agit d’une voiture qui a foncé sur deux agents en intrevention.
Qu’attendez-vous de ce second procès ?
Déjà, on ne peut que se réjouir que le procureur général d’Amiens ait fait appel. Cela prouve que le jugement de Beauvais n’a pas surpris que nous. Ensuite, on souhaite que cette affaire soit enfin jugée sur le fond. Depuis les faits, de l’eau a coulé sous les ponts et le contexte est moins passionné qu’à l’époque. Je pense que les débats vont gagner en sérénité et qu’à la fin, le Code pénal sera appliqué.
La question de l’armement des policiers municipaux pourrait être relancée après cette audience.
De toute façon, ce problème est omniprésent. Il était au cœur des 1° rencontres de la Police Municipale qui s’est tenu à Nice la semaine dernière. La profession réclame un gilet pare-balle pour la protection et une arme de poing individuelle pour la défense. A Beauvais, Mme Cayeux en a parfaitement pris conscience et nous somme plutôt bien lotis. Nous sommes déjà équipés de gilets pare-balles et côté armement, un premier pas a été fait puisque nous disposons de flah-balls.