Villers-Cotterets, réponse à Monsieur le Maire
Communiqué
Réponse à Monsieur le Maire de Villers Cotterêts
Dans une réaction semblant pour le moins épidermique, Monsieur Pruski, maire de Villers Cotterêts met en doute la légitimité du Syndicat National des Policiers Municipaux et parle « de lettres délirantes, de provocs et d’insultes… » provenant du SNPM.
Aujourd’hui, dans le monde de la Police Municipale, la légitimité du SNPM n’est plus à démontrer. Toutes les centrales syndicales sérieuses le savent et travaillent, de concert, avec le SNPM, syndicat majoritaire au sein de la profession. C’est d’ailleurs à cette conclusion qu’était parvenu le Ministre de l’Intérieur en recevant, il a y trois semaines, son président, M. Frédéric Foncel. Mais peut-être M. Pruski a-t-il de meilleures sources de renseignements ?
De plus, le SNPM n’insulte pas, il assiste, soutient et pointe les illégalités. Peut-être est-ce simplement ce qui fait bondir le premier magistrat de Villers-Cotterêt car Monsieur Pruski sait exactement, contrairement à ses dénégations, qui est le SNPM et quelle est sa valeur. En effet, c’est le syndicat qui l’a empêché de nommer, de manière illégale, en janvier, un directeur à la tête de la police municipale de Villers-Cotterêt. Vous souvenez-vous de cette intervention de la Préfecture Monsieur Pruski ?
C’est également le syndicat qu’il a éconduit à plusieurs reprises alors qu’il représente 50% des effectifs de son poste de Police Municipale. Dans de nombreuses villes, de toutes sensibilités politiques, les maires ont compris l’intérêt de travailler sereinement avec un syndicat capable de leur apporter des solutions sur le sujet sensible qu’est la Police Municipale. A Villers Cotterêt, le SNPM est confronté à des agents en souffrance, à de graves irrégularités tandis que le Maire déclame : « Tout va très bien Madame la Marquise ! »
La Police Municipale n’est pas la police du Maire mais la police de la commune. C’est pourquoi, il est du devoir du SNPM rappeler à temps et à contretemps la législation à laquelle TOUS sont soumis. Si c’est cela « provoquer, insulter, écrire des lettres délirantes », nous comprenons votre malaise Monsieur le Maire !
Le Président du Syndicat National des Policiers Municipaux
Frédéric Foncel