François Fillion et Cluade Guéant en déplacement dans un commissariat du XX éme
publié le 21/12/2011 à 22:58 Réactions (74)
François Fillon et Claude Guéant en déplacement au commissariat de police du XXe arrondissement de Paris, le 21 décembre 2011. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/LE FIGARO
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Mercredi, à Paris, il a jugé que les propositions du PS sur le sujet étaient irresponsables. Avec une vidéo BFMTV
Ne pas prêter le flanc aux critiques sur le sujet. À moins de cinq mois de l'élection présidentielle, le premier ministre a profité d'un déplacement dans un commissariat parisien pour vanter le bilan du gouvernement en matière de lutte contre l'insécurité, l'une des marques de fabrique de Nicolas Sarkozy depuis 2002. «En dix ans, la délinquance générale a baissé de 23,7% et le taux d'élucidation a quasiment doublé, passant de 20 à 40% environ, a fait valoir François Fillon. Le combat contre la délinquance est gagnable. Mais c'est un combat de long terme qui exige de la ténacité.»
Le premier ministre avait choisi le XXe arrondissement de la capitale pour lancer le plan de vidéoprotection (ou vidéosurveillance) pour Paris. Adopté en 2009 par le Conseil de Paris, ce plan est financé par l'État à hauteur de 82,7 millions d'euros et 5 millions par la Ville de Paris. Le préfet de police, Michel Gaudin, s'est félicité du «consensus» ayant prévalu au Conseil de Paris sur le sujet, 112 voix ayant alors validé le projet, tandis que 16 seulement l'avaient rejeté.
François Fillon a poussé l'avantage mercredi, en estimant que ce dispositif, qui avait «suscité de la défiance et des oppositions de la part de certains», était un «apport fondamental» contre la délinquance. «On nous parlait abusivement d'un Big Brother, il est évident que personne ne veut cela», a-t-il poursuivi, en rappelant qu'un comité d'éthique avait été créé. «Aucun abus ne sera toléré dans l'utilisation de ces images», a-t-il rassuré, tout en estimant que la vidéosurveillance pouvait faire progresser l'élucidation des affaires judiciaires. «À l'heure où nous avons le devoir de maîtriser nos finances publiques, l'amélioration de la sécurité passe par cette modernisation technologique», a-t-il plaidé. «On doit obtenir des résultats, faire toujours mieux, sans effectifs supplémentaires», reconnaît-on au ministère de l'Intérieur. Le chef du gouvernement, qui ne perd pas une occasion de cliver avec l'opposition, a profité de ce déplacement thématique pour critiquer les propositions de la gauche, notamment celles du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé des questions de sécurité. «En cette période préélectorale, on entend des propositions qui appellent à multiplier les embauches, ou bien à supprimer la Préfecture de police, ou encore à désarmer les polices municipales», a énuméré le premier ministre, avant de qualifier ces propositions de «pas réalistes» et «pas responsables.»